Ismérusiens dormez tranquille, on veille sur vous !

Enfin pas tout à fait sur vous, plutôt sur vos transactions immobilières, car elles seront bientôt observées, décortiquées, analysées, peut-être retardées et dans le pire des cas bloquées.

A priori le droit de préemption a un réel intérêt, celui de donner la priorité à la commune d’acquérir en douceur un bien mis en vente pas son propriétaire.
Dans la pratique le procédé est relativement simple ; Vous mettez votre bien en vente et vous trouvez un accord avec un acheteur. Lors du compromis de vente le notaire signifie à la mairie votre intention de vente par une Déclaration d’Intention d’Aliéner. La mairie a alors deux mois pour se porter acquéreur.

A quel prix me direz-vous ? Au votre ou alors à celui fixé par le service des domaines si la mairie choisit cette option.

Et si vous n’êtes pas d’accord ? Très simple, soit vous renoncez à la vente, soit vous trouvez un bon avocat et vous saisissez le juge des expropriations.

Vous n’avez pas l’impression d’être concerné ? Mais si, le droit de préemption adopté par la mairie de Saint-Ismier concerne toutes les zones urbanisées (votre maison, votre appartement, votre terrain constructible) et les zones en attente d’urbanisation (votre jardin potager qui n’est pas constructible mais pourrait bien le devenir).

La mairie aurait pu choisir de n’appliquer ce droit qu’à des secteurs ciblés, par exemple là ou elle envisage des projets d’intérêt général, elle a préféré le faire sur l’ensemble de la commune, pourquoi ?
Quel intérêt peut-il y avoir à soumettre au droit de préemption des secteurs où à l’évidence la municipalité n’aura jamais de projet ?

Mme le maire s’octroie ainsi un nouveau droit, celui de regard sur l’ensemble des transactions immobilières à Saint-Ismier.