28 juil 2008
Madame le Maire,
J’ai lu dans le courrier de Juillet/Août (reçu le 15 Juillet), avec consternation l’interdiction définitive d’effectuer le brûlage des végétaux résultants de la taille des haies et autres.
Bien que je sois un fervent partisan de la protection de l’environnement, je trouve cette décision préfectorale totalement aberrante.
En effet, ces végétaux en final quelqu’un va bien être obligé de les brûler pour les éliminer et le « décideur » de cette interdiction en a-t-il bien évalué les conséquences induites et néfastes. Car les particuliers pour éliminer ces végétaux vont devoir augmenter de façon considérable les aller/retour à la déchetterie :
- augmentation de la consommation de carburant,
- augmentation :
- du trafic sur les routes de St Ismier, donc pollution et plus de risques d’accidents,
- de l’encombrement au niveau de la déchetterie, avec moteurs au ralenti dans la file d’attente (pollution de l’air),
- du volume de végétaux à traiter, donc du coût incombant à la communauté, (alors que certains sont en appartement),
- du nombre de haies qui ne seront plus taillés devant la difficulté pour se débarrasser des résultats de l’opération,
- multiplication des dépôts sauvages, et, etc….etc…
Je n’ai jamais vu au dessus de notre village une nappe importante de fumée témoignant de brûlages nombreux et importants.
Cette décision autocratique est plus contraignante pour les individus qu’elle n’apporte une protection pour l’environnement.
Je suggère que vous fassiez remonter le sujet afin que soient ré-étudiés les avantages et les inconvénients d’une telle décision.
J’espère aussi que dans le futur « on » ne nous interdira pas les feux de cheminée en hiver et les barbecues en été.
Je compte sur vous, Madame le Maire, pour une intervention musclée en préfecture afin qu’on nous laisse le droit de vivre un peu comme nos ancêtres dans nos villages.
Veuillez agréer, Madame le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.



Le lundi 28 juillet 2008 à 07:22
Je trouve cette décision d’autant plus aberrante qu’une étude européenne en collaboration avec le CNRS montre que la pollution carbonée provoquée par les combustions mal contrôlées est présente uniquement en hiver.
Les feux de jardin ne sont pas très fréquents en été et quasi inexistants en hivers.
Cette étude (Carbosol) propose de lutter contre ce phénomène par des évolutions technologiques, notamment en incitant au remplacement des chaudières à bois par un matériel plus récent.
On ne voit pas bien en quoi l’épiphénomène des feux de jardin est concerné !
Le samedi 9 août 2008 à 11:47
Là c'est tout de même un peu fort...
Vous habitez St-Ismier, village tranquille, et voilà votre voisin, par grosse flemme de se rendre à la déchetterie, qui se mets à bruler toutes ses coupes d'arbustes divers, et voilà le vent qui vous ramène tout sur vous...
Obligé de vite fermer portes et fenêtres, et de vous calfeutrer dans vos intérieurs... sympa la campagne...
Combien de fois chacun a vécu telles situations ???
Il faut arréter de pense que l'on est seul sur terre, que les végétaux ne peuvent être que brulés (bnonjour la pollution en l'occurence, car ceux-ci sont souvent encore verts et la combustion est loin d'être idéale).
Il y'a aujourd'hui des appareils qui broient ces mêmes végétaux, et les rendent ensuite sous forme de copaux
pour leur transformation en compost...
Il y'a vraiment des mentalités et comportements à changer, et cela, c'est vraiment encore beaucoup de boulot....
JB, un enfumé régulier....
Le jeudi 21 août 2008 à 10:29
suis surpris qu'a la suite de la publication de mon courrier à Mme le Maire il n'y ai pas d'autres réactions. Tous acceptent sans manifestation cette décision ridicule face aux pullutions existantes ? Allez vous aborder le sujet au prochain conseil . M.Salutations .
Le dimanche 31 août 2008 à 18:28
Désolé de n'avoir pas réagi plus tôt, mais j'ai contacté directement la préfecture et la mairie de Saint Ismier, n'ayant pas eu connaissance de ce site auparavant. Voici le mail envoyé le 30/07 à la préfecture qui en a accusé poliment réception:
Le "Courrier de St Ismier" de Juillet/Août nous informe qu'une directive préfectorale de l'Isère du 5/05/2008, faisant référence aux articles 84-1 du Règlement Sanitaire Départemental et L541-1 du Code de l'Environnement, interdit le brûlage de tout déchet végétal de jardin dans le but de réduire les émissions polluantes.
Question 1: quel rapport entre des ordures ménagères/déchets industriels/carcasses de véhicules cités dans ces articles et des bois de taille ou d'élagage ?
Question 2: est-ce vraiment judicieux de transporter les déchets ligneux difficilement compostables à la déchetterie avec nos voitures, puis les acheminer par camions dans des centres de récupération des déchets végétaux, les broyer ensuite avec un broyeur à moteur thermique, pour enfin brasser ce compost avec des engins de travaux publics, et finalement tenter de s'en débarrasser dans des circuits commerciaux alléatoires compte tenu de la faible qualité du produit obtenu ?
Question 3: le calcul du bilan énergétique et écologique de l'opération a-t-il été fait, sachant que le brûlage ne fait que libérer le CO2 préalablement fixé par les arbres et arbustes de jardin et qu'aux dépenses directes d'énergie non renouvelable, il conviendrait de rajouter les rejets de CO2 imputables aux fermentations aérobies du compostage lui-même?
Merci de justifier cette mesure contraignante et contestable par des éléments chiffrés.
M. D- professeur d'agronomie et agroéquipement- Lycée horticole de Grenoble St Ismier-
J'ajouterai que nos arbres et arbustes sont de plus en plus contaminés par des parasites redoutables tels les verticillioses, feu bactérien, etc..., parasites contre lesquels le brûlage des déchêts de coupe est un des rares moyens de lutte.
Pour ce qui est des fumées envahissantes, c'est un problème de civisme et de savoir vivre, pas un problème d'écologie. On veut bien vivre au vert, mais sans en avoir les inconvénients: "le beurre et l'argent du beurre". Personnellement, je suis beaucoup plus contrarié par l'usage intensif des "véhicules surdimensionnés", par l'aviation de loisir qui est une injure à l'avenir de l'humanité, par les 2 roues au pot non homologués qui nous tympanisent les oreilles, par les excès de vitesse et l'incivisme en tout genre des conducteurs, etc, etc....
Le jeudi 4 septembre 2008 à 15:28
Devant une telle ineptie écologique, une seule solution la résistance!
Continuons de bruler nos déchets végétaux, je vois mal la maréchaussée verbaliser 80% d'une commune...
Le mardi 9 septembre 2008 à 14:59
serais d'accord avec le "maquisard" mais se mettre dans l'illégalité comme J.Bove n'est peut'être pas la solution.Ayant écrit au Préfet j'attends 1 réponse ainsi que de N.Hulot.Ilfaudrait aller manifester au prochain conseil muni. si le sujet était a l'ordre du jour.
Le vendredi 12 septembre 2008 à 14:53
Et bien...avec le comportement de "Prenons-le-maquis" nous n'allons pas bien loin...en Colombie peut être...
Sinon c'est à la Préfecture qu'il faut manifester, car le Maire ne peut en AUCUN CAS passer outre un arrêté préfectoral...
Le samedi 20 septembre 2008 à 20:41
L'association "le Pic vert" apporte un élément d'information : "50 kg de matière végétale brûlés polluent autant que 100 véhicules diésels parcourant chacun 5kms en ville". N'en concluez pas pour autant que les essences ne polluent pas ! C'est pour apporter de l'eau au moulin de M.D. qui me semble bien fonctionner...
Si cela vous interesse le site du Pic vert www.lepicvert.asso.fr
Le samedi 11 octobre 2008 à 05:54
Voici la dernière du sirtom, tel quel avec les fautes de grammaires...A voir sur leur site...A quoi servent nos impôts locaux...
Mise en place de la collecte de végétaux : principe et tarification:
Suite au rappel préfectoral concernant l’interdiction des feux de jardin, le SIRTOM a été missionné par les maires de nos trois communes d’apporter une solution alternative à nos habitants.
Suite aux travaux d’un groupe de travail composé d’élus, de techniciens communaux et du SIRTOM, la mise en place d’une collecte de végétaux en porte-à-porte, à titre d’expérimentation, est prévue selon les dispositions suivantes :
Mise en place du jeudi 16 octobre au jeudi 20 novembre 2008,
Collecte effectuée par l’équipage d’une benne à ordures ménagères traditionnelle du SIRTOM,
Collecte effectuée entre 04 et 11 heures, chaque jeudi,
L’habitant intéressé prendra contact avec les services administratifs du SIRTOM avant le mercredi 15 octobre 2008 (terme de rigueur) pour :
<!-prendre un abonnement de la durée totale de la collecte soit 6 semaines pour un coût de 90 Euros (6 x 15), payable uniquement par chèque bancaire à l’ordre du Trésor Public,
<!--se voir attribuer et livrer à domicile un bac « BIO » d’une capacité de 240 litres et de couleur brune, spécialement conçu pour la collecte de végétaux et prêté pour la durée totale de l’abonnement,
<!--assurer la présentation du conteneur la veille de la collecte, c’est-à-dire le mercredi soir, en bordure de voierie et son enlèvement dès la collecte effectuée.
A l’issue de cette expérimentation et après analyses et éventuelles modifications préfectorales à venir sur ce sujet, le Conseil Syndical du SIRTOM décidera, en fin d’année, s’il est nécessaire de reconduire ou non cette collecte de végétaux, de modifier, selon les besoins, les dispositions précitées et de définir la période de cette collecte pour les années à venir (par exemple de mi-mars à mi- novembre).
Votre avis nous intéresse ! N’hésitez pas à nous contacter !
Le lundi 13 octobre 2008 à 14:47
Qu'il n'en déplaise à certains nous n'habitons plus "à la campagne". Nous sommes bel et bien en zone urbaine avec une densité d'habitations qui va en augmentant.
Nous habitons dans une vallée. Bien souvent la fumée retombe vers l'aval et stagne plutôt que de s'échapper vers le haut. C'est infernal quand on habite pas dans "la haute".
Quant au civisme et au savoir vivre je me suis fait régulièrement répondre, suite à mes plaintes, qu'il y avait le droit du sol, et que moi, pauvre immigrant, je pouvais aller me faire f... On avait bien essayer de n'autoriser le brûlage que 2 jours par semaine, ce qui aurait pu mettre tout le monde d'accord. Mais le civisme local n'allait pas jusqu'à respecter une bête règle se savoir vivre ensemble.
La pollution induite par le brûlage de déchets verts (personne n'attend qu'ils sèchent) est très importante et nocive. Il n'y a qu'à respirer pour s'en rendre compte.
Après tout pourquoi faire tourner des camions benne chaque semaine pour ramasser nos ordures. Brûlons ce qui peut l'être et faisons manger le reste au cochon!
Je suis toujours surpris par l'élan écologique de rurbains qui comme moi ont fait le choix d'un habitat individuel, avec équipements individuels et 2 voitures dans le garage pour aller travailler ou faire les courses...
Nos campagnes se désersifient. J'encourage donc tous les nostalgiques d'aller reprendre une ferme délaissée. Et moi?... J'en viens, merci bien!
Le vendredi 17 octobre 2008 à 17:38
Il me semble que cette rubrique qui avait été ouverte pour dénoncer 1 interdiction (de + ) de brûler les végètaux secs et s'interroger sur son impact dans la protection de l'environnement,est entrain de tourner aux réglements de comptes de voisinage.
Des chiens viennent déposer leurs crottes devant ma porte,je ne demande pas que l'on interdise les chiens.
En accord avec Agnes, j'ajouterai 2 commentaires sur l'article du Courrier ;
-dans le groupe de travail ayant cogité 1 alternative,il aurait été souhaitable d'inviter 1 ou 2 habitants concernés,
-la solution de l'abonnement de 6 semaines obligatoires,sans précision de la méthode et du volume hebdomadaire accepté, est une "arnaque". En effet,celui qui n'a a évacuer en 1 seule fois que l'équivalent de 2 poubelles va devoir régler 90£ pour 6 semaines !!! Soyez réalistes les décideurs.
Je souhaiterais aussi savoir si cette rubrique a 1 autre intéret que d'étre lue par ceux qui connaissent le Site ?
Le lundi 21 novembre 2011 à 19:45
A Monsieur le maire
Copie à monsieur Le préfet de l’Isère
Direction des relations avec les Collectivités
Monsieur,
J’ai bien reçu votre courrier du 11-10-11 en réponse à l’une des deux questions que je vous posais concernant l’interdiction de brûlage des déchets végétaux.
N’ayant cependant pas de réponse sur les motivations de cette mesure,je me suis rendu à la réunion du conseil municipal afin de vous poser à nouveau cette question.
Il me semble tout à fait clair que justifier les dépenses importantes qu’entraîne cette interdiction pour les résidents de la commune par un souci de limitation de la pollution de l’air n’est pas raisonnable.
Entendre que l’enlèvement par la voirie de ces déchets n’est pas envisageable parce que cela ferait de la concurrence à des entreprises locales me laisse un peu dubitatif sur les motivations réelles de l’interdiction…
Le brûlage par les particuliers est une méthode rapide,gratuite,et peu polluante en regard d’autres sources de pollution comme :
- Les courses de côtes
- Les aéroclubs (au Versoud nous avons relevé le 10-10-11 entre 13H30 et 14H30 un atterrissage de monomoteur toutes les 3 à 4 minute (Source de pollution de l’air très importante, à peine plus élevée d’ailleurs que celle des véhicules automobiles 4x4 de plus d’une tonne)
- Les rassemblements de vieilles voitures
- Les rassemblements « sportifs », type tour de France cycliste
- Etc…
Vous comprendrez aisément que nous puissions percevoir cette mesure d’interdiction (non suivie par nos voisins des départements limitrophes semble-t-il) comme une imposition supplémentaire,voire une nouvelle ouverture de marchés pour des entreprises privées compte –tenu de son caractère injustifiable et son coût élevé pour la population.
Je vous remercie néanmoins,vous et votre conseil municipal,pour la courtoisie avec laquelle vous avez bien voulu répondre à mes questions lors de votre réunion du 02 novembre ;même si ces réponses n’étaient pas satisfaisantes.
Veuillez agréer monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.
St Martin d’Uriage le 12-10-11