11 oct 2009
Mission débroussaillage accomplie en 3 heures de temps ! Bravo aux nombreux participants qui ont mis toute leur énergie dans ce travail. Une mention spéciale pour Daniel Tonaind qui, avec sa tronçonneuse, a ratiboisé la totalité des gros arbustes. Ce fut un bel élan de solidarité mis en œuvre par toutes les forces d'opposition de la commune pour réparer l'injustice commise par Madame le Maire à l'encontre d'un habitant de Saint-Ismier. Cette participation totalement bipartite nous a conduit à baptiser cet évènement "piquenique de Monsieur Bonora" et à reporter le traditionnel piquenique de l'Ismérusien à l'an prochain. L'organisation a été assurée par le propriétaire des lieux qui nous a offert un petit festin. Le vin avait été apporté par un spécialiste connu et reconnu de la commune.
Sur le plan de la politique locale, notre jugement reste très sévère. Cette gestion du risque incendie sans anticipation et sans sérieux ne doit plus se reproduire. Nous n'oublions pas non plus les voisins de cet habitant qui ont dû dans l'urgence et parfois malgré des problèmes de santé accomplir seuls la lourde tache imposée au dernier moment par la mairie. De nombreux ismérusiens sont désormais fatigués de l'à peu près, de l'improvisation et du manque de discernement de la municipalité en place.
Sur le plan de la politique locale, notre jugement reste très sévère. Cette gestion du risque incendie sans anticipation et sans sérieux ne doit plus se reproduire. Nous n'oublions pas non plus les voisins de cet habitant qui ont dû dans l'urgence et parfois malgré des problèmes de santé accomplir seuls la lourde tache imposée au dernier moment par la mairie. De nombreux ismérusiens sont désormais fatigués de l'à peu près, de l'improvisation et du manque de discernement de la municipalité en place.



Le mercredi 20 avril 2011 à 10:57
POUR l’ISMERUSIEN
D’abord, tous mes remerciements à ceux qui se sont déplacés pour me sortir de l'enchevêtrement indescriptible de cette parcelle laissée en friche depuis au moins 50 ans par l'une des propriétaires, Madame Ginette Bellon Stevens, au demeurant fort aimable, qui m'a confié ne pas avoir vu sa parcelle depuis l'âge de 12 ans...
Précisons que le propriétaire de l’autre parcelle que je dois défricher habite à 400 mètres de son terrain et me proclame triomphant : "C'est à vous de le faire. Moi, je pars en vacances !"
Il faut l'avoir entendu pour le croire. Plus tard, ce monsieur et sa femme m'attendront à la sortie d'un supermarché pour me demander, comminatoires, quand j'allais évacuer les tas de branches accumulées, car ceux-ci gênaient leur herbe ! Je leur ai répondu que je n'étais pas leur esclave ni leur serf et que je n'avais pas d'ordre à recevoir d'eux. Enfin, dans toute cette histoire, ce monsieur, que je ne connaissais pas, s'est affirmé comme un tyran potentiel créé de toute pièce par les maladresses de la mairie. Car je suis sûr qu’au fond, s’il n’y était pas poussé par cette situation absurde, ce Monsieur est un homme respectable qui, mieux conseillé, serait aussi venu donné la main.
Je voudrais préciser que le travail a commencé dès le matin avec une compagnie de volontaires accourus de la commune et d'ailleurs (une amie n’est-elle pas venue de Chambéry ? ) Les membres de cette équipe (une vingtaine), armés ou non de leurs outils et de leur bonne volonté, sous la direction efficace de Daniel (qui, entre parenthèses, a offert le carburant pour ses tronçonneuses et autres outils) ont terminé leur journée dans la joie par un pique-nique organisé chez moi à partir de 16 heures. Ajoutons, pour ne pas minimiser l'importance de la tâche –disons de la « corvée » au sens médiéval-- que ces travaux avaient été amorcés par mes soins. J avais acheté une débroussailleuse qui, au bout de quelques jours s’est avérée trop lourde pour mes vieux os. J ai donc recruté d'un ouvrier légalement rémunéré. Devant l’ampleur de la tâche, j’ai demandé un devis au bureau voisin des Eaux et Forêts. Celui-ci s'étant avéré prohibitif, pour ne pas dire ahurissant (de 2619,24 €), j’étais resté terrassé jusqu’au sauvetage offert par ces personnes dont je ne cite pas le nom pour épargner leur modestie.
Le côté positif de cette horrible pression exercée par les pouvoirs publics sur un citoyen fut la découverte de nouveaux amis. J’ai eu, en cette circonstance, la preuve réconfortante que le monde n’est pas toujours gouvernés par l’intérêt personnel et que la générosité existe encore. La solidarité qui s'est manifestée ce jour-là, m’est allée droit au cœur, et je remercie encore tous ceux qui se sont dérangés et ont payé de leur personne.
alain bonora