14 oct 2009
Affluence au Manival en ce beau dimanche d’octobre !
Dans un élan de solidarité spontanée une vingtaine de personnes munies d’élagueurs, de sécateurs, de scies et de tronçonneuses se sont portées volontaires pour venir nettoyer la friche du terrain voisin de mon jardin, selon une obligation qui m’avait été ordonnée par la mairie. Je tiens, en premier lieu, à vous remercier tous très chaleureusement, amis connus et inconnus. Votre promptitude enthousiaste et votre efficacité ont été d’un grand secours tant matériel que moral. Je ne cite pas vos noms par manque de place et pour épargner votre modestie, mais les esprits sylvestres vous auront reconnus…
Dans un élan de solidarité spontanée une vingtaine de personnes munies d’élagueurs, de sécateurs, de scies et de tronçonneuses se sont portées volontaires pour venir nettoyer la friche du terrain voisin de mon jardin, selon une obligation qui m’avait été ordonnée par la mairie. Je tiens, en premier lieu, à vous remercier tous très chaleureusement, amis connus et inconnus. Votre promptitude enthousiaste et votre efficacité ont été d’un grand secours tant matériel que moral. Je ne cite pas vos noms par manque de place et pour épargner votre modestie, mais les esprits sylvestres vous auront reconnus…
Affluence au Manival en ce beau dimanche d’octobre !
Beau dimanche, car en plus du beau temps qui nous a souri entre deux journées plutôt maussades, j ai découvert qu’un lien réel de solidarité existait, sans que le « Lien » officiel y fût pour rien. Ainsi de nouveaux amis inconnus ont, comme par magie, afflué de toute part. Le pique-nique qui s’est ensuivi avait un air de fête et la convivialité fut évidente au sein de cette assemblée composite mais unanime. Acceptons-en l’augure avec confiance et optimisme.
Résumons les faits. Début 2009, les habitants du Manival ont été sommés par la mairie d’intervenir sur les terrains voisins non-construits. Dans mon cas, il s’agissait de débroussailler les 1000 m² de Madame Bellon-Stevens laissés en friche depuis plus de 50 ans : un bois impénétrable qui aurait pu, aurait dû, tomber sous le coup de divers articles de loi indiquant que la mairie pouvait agir autrement (Voir le Code des collectivités territoriales, le Code rural et le Code forestier).
L’arrêté préfectoral à l’origine de cette injonction remontait au 4 juin de l’année précédente et soudain, en mai de cette année 2009, la mairie s’est avisée qu’il fallait le mettre à exécution avant le 30 juin. On pouvait y lire, à l’article 6, que ces travaux « pouvaient être exécutés soit par le propriétaire du terrain [exonéré d’office par la mairie] soit par celui qui en a la charge » c’est-à-dire par moi et les autres résidents qui furent plongés dans le même accablement, pendant tout l’été.
Pourquoi, dans ces conditions, s’adresser en premier lieu aux résidents ? Pourquoi ne pas avoir d’abord demandé aux propriétaires des terrains en friche de faire leur propre toilette au lieu d’exiger des voisins qu’ils la leur fassent ? Ce sont les questions de bon sens que tout le monde pose lorsque nous racontons notre mésaventure.
Enfin les choses sont aujourd’hui résolues temporairement au moins puisque, tel des serfs attachés à la terre, nous devrons recommencer la corvée l’an prochain et ad vitam eternam. Grâce à l’amitié, à la compassion et au dévouement de tous les présents et au soutien moral de beaucoup d’autres, la tâche a été accomplie dans la gaîté, l’humour et la bonne humeur. Je vous remercie tous chaleureusement.
Alain Bonora
Beau dimanche, car en plus du beau temps qui nous a souri entre deux journées plutôt maussades, j ai découvert qu’un lien réel de solidarité existait, sans que le « Lien » officiel y fût pour rien. Ainsi de nouveaux amis inconnus ont, comme par magie, afflué de toute part. Le pique-nique qui s’est ensuivi avait un air de fête et la convivialité fut évidente au sein de cette assemblée composite mais unanime. Acceptons-en l’augure avec confiance et optimisme.
Résumons les faits. Début 2009, les habitants du Manival ont été sommés par la mairie d’intervenir sur les terrains voisins non-construits. Dans mon cas, il s’agissait de débroussailler les 1000 m² de Madame Bellon-Stevens laissés en friche depuis plus de 50 ans : un bois impénétrable qui aurait pu, aurait dû, tomber sous le coup de divers articles de loi indiquant que la mairie pouvait agir autrement (Voir le Code des collectivités territoriales, le Code rural et le Code forestier).
L’arrêté préfectoral à l’origine de cette injonction remontait au 4 juin de l’année précédente et soudain, en mai de cette année 2009, la mairie s’est avisée qu’il fallait le mettre à exécution avant le 30 juin. On pouvait y lire, à l’article 6, que ces travaux « pouvaient être exécutés soit par le propriétaire du terrain [exonéré d’office par la mairie] soit par celui qui en a la charge » c’est-à-dire par moi et les autres résidents qui furent plongés dans le même accablement, pendant tout l’été.
Pourquoi, dans ces conditions, s’adresser en premier lieu aux résidents ? Pourquoi ne pas avoir d’abord demandé aux propriétaires des terrains en friche de faire leur propre toilette au lieu d’exiger des voisins qu’ils la leur fassent ? Ce sont les questions de bon sens que tout le monde pose lorsque nous racontons notre mésaventure.
Enfin les choses sont aujourd’hui résolues temporairement au moins puisque, tel des serfs attachés à la terre, nous devrons recommencer la corvée l’an prochain et ad vitam eternam. Grâce à l’amitié, à la compassion et au dévouement de tous les présents et au soutien moral de beaucoup d’autres, la tâche a été accomplie dans la gaîté, l’humour et la bonne humeur. Je vous remercie tous chaleureusement.
Alain Bonora


