Mercredi 23 juin 18h Madame le Maire lit l’ordre du jour de ce dernier conseil municipal avant l’été. Le public est nombreux, les rangs de la majorité clairsemés, l’opposition compte un absent. De nombreux sujets sont à l’ordre du jour, tout le monde se prépare à une séance prolongée.

Le précédent conseil municipal avait été perturbé par le départ prématuré de tous les conseillers d’opposition, de gauche comme de droite. Ils voulaient ainsi protester contre l’absence de communication des documents indispensables à la tenue de la réunion. Il semble que cette action ait eu un certain effet puisque cette fois-ci les documents transmis sont « presque » complets.

La nouvelle charte régissant les relations de la commune avec les associations est présentée au conseil. Nous protestons d’emblée contre l’élimination volontaire de notre équipe lors de son élaboration. La charte comprenant 37 pages a été envoyée à la quasi-majorité des associations dans une version initiale mal écrite et discriminatoire : seules les associations ayant des relations “cordiales “ avec la municipalité auraient eu droit au prêt de locaux publics. Marie-Noëlle Vial et Geneviève Picard s’insurgent contre ce fonctionnement anti-démocratique, discriminatoire et fustige le gaspillage de papier occasionné par la conception maladroite de la charte sur le fond et sur la forme.

Les votes des comptes administratifs de la commune sont ensuite présentés par l’adjoint aux finances. Contre toute attente, le trésorier de Meylan représentant les services fiscaux habituellement invité est absent.

Un représentant de Territoire 38 expose le compte rendu des activités de l’opérateur public sur la ZAC Isiparc. L’aménagement des premières parcelles est en cours d’achèvement pour un coût moyen de 77 Euros par mètre carré, le prix de vente sera lui de 45 à 80 Euros soit en moyenne 55 Euros par mètre carré. Devant l’échec de la première tentative de commercialisation, celle-ci a été confiée à deux opérateurs privés comme le préconisait il y a déjà un an, Jean Christophe Ninet.

Interrogé par notre équipe, M. Glatigny précise que les revenus de la zone seront intégralement perçus par la Communauté de Communes du Grésivaudan (Le Grésivaudan), 40% en seront reversés à Saint-Ismier. Renseignement pris, M. Glatigny aurait manqué de générosité, c’est 60 % que nous devrions percevoir au titre de la convention de solidarité, la zone d’Isiparc n’ayant pour l’instant pas été transférée au Grésivaudan. C’est encore loin des 100 % que nous aurions touchés si le Grésivaudan, intercommunalité dispendieuse comme toutes ses semblables, n’était pas venue phagocyter les communes de la vallée. La fiscalité locale ne pourra bien sûr qu’en souffrir et nous maintenons que les habitants de Saint-Ismier seront un jour obligés de payer un impôt supplémentaire sous la forme d’une taxe additionnelle sur les ménages.

Une demande de subvention pour le Pass-foncier est votée. Nous ne manquons pas l’occasion de rappeler que le programme immobilier prévu à la Batie en direction de Villard Bonnot va concentrer 70 % de logements sociaux dans emplacement géographique peu adapté , loin de tout commerce et au bord de l’autoroute, au risque de créer un vrai ghetto.

Mme Anglade, adjointe chargée des affaires périscolaires et extra scolaires, est interpellée sur la méthode de calcul du prix de la cantine en fonction du quotient familial. Les règles mises en place semblent bien peu équitables à l’opposition. Les explications et l’embarras de l’adjointe sur ce sujet ne nous ont pas convaincus.

Sur ses vingt-deux élus, l’équipe majoritaire, déjà peu nombreuse à l’ouverture, termine ce conseil trois heures treize minutes plus tard à douze conseillers seulement. Un petit air de fin de course ...